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La Cave du Théâtre

La Cave du Théâtre
  • Le site de la Cave du Théâtre à Clermont-Ferrand : retrouvez les nouveautés, les visites en Auvergne et l'historique des Soirées dégustation - sélection des vins pour la carte de notre restaurant, La Régalade.
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26 septembre 2023

Visite au domaine Miolanne à Neschers

 

Le domaine Miolanne a été repris en 2012 par Jean-Baptiste Deroche et sa compagne Laure Cartier, tout en conservant le nom de l’ancien propriétaire. Ils se sont rencontrés du côté de St Tropez. En cherchant à s’installer dans une région où l'on peut acheter à prix décent, le hasard les a menés en Auvergne où ils ont eu une vraie impression de terroir en goûtant les vins de l’ancien domaine Miolanne.

 

chai miolanne

 

 

Le travail a été de suite Bio, la cerfitication obtenue en 2016. Un chai plus moderne, spacieux et écologique a été construit au milieu des vignes (le chai de Miolanne était dans le village), il est en cours d’agrandissement. Un bar à vin a aussi été créé pour les étés depuis 5ans environ, mais il est fermé cette année à cause des travaux d’agrandissement justement.

 

Des vignes ont été plantées dès leur début, afin de passer le domaine de 6ha à 12ha.

Mis à part quelques petites parcelles sous le plateau de Gergovie, toutes les vignes sont à Neschers autour du domaine.

 

A Gergovie ce sont de vieux gamays plantés à 10 000 pieds/ha sur basalte.

Lorsqu’on est face au domaine on trouve à gauche des vignes sur sols volcaniques (pierre ponce), de chardonnay, pinot gris, pinot noir, gamay…

à droite des vignes sur argilo-calcaire en chardonnay, pinot noir, syrah…

et sous le domaine les Gewurztraminer sur argilo-calcaire ainsi que d’autres gamay.

Mais beaucoup plus d’argile que de calcaire, finalement assez peu présent sur Neschers…

 

sous le domaine

vignes au dessus domaine

 

 

Les syrahs sont des clones de Côte-Rôtie, les chardonnays des massales de Chassagne-Montrachet… sur divers porte-greffes. Achat chez le pépiniériste Mercier. Densité à 4400 pieds/ha ici 2m40/90cm pour pouvoir passer les machines. A Gergovie tout était déjà planté à 10 000 pieds/ha, tout y est fait à la main du coup.

Les sols sont travaillés. Le plus souvent à la « griffe » donc pas trop en profondeur. Enherbement 1 rang sur 2 en général. Quelques préparations comme de l’orties et autres. Tout est taillé en Poulsard, palissé assez haut, vendanges en vert quand nécessaire.

 

Le domaine est sous le massif du Sancy, il a une influence montagnarde plus importante qu’ailleurs dans les Côtes d’Auvergne. La vigne débourre ici plus tard (presque 10jours plus tard qu’à Boudes), et finit son cycle à peu près en même temps. Il y a donc mois de problèmes de gel de printemps, même si malheureusement ça commence à arriver quand même… Le vent y est plus fort, donc moins de maladies cryptogamiques, moins besoin de traitement au cuivre contre le mildiou, l’oïdium…

 

En 2023 cependant besoin de traiter 7-8fois, alors que les autres années 3-4 passages suffisent, avec des doses très loin des 4 kg/ha/an autorisés.

Des filets anti-grêle ont été installés, prêts à être déployés au printemps et en été.

 

filets anti grele

 

 

 

Les cuvées :

 

Seules les cuvées disponibles à l'heure actuelle ont été goûtées, seulement 3 donc : la rançon du succès (mérité)... 

vins goutes

 

 

 

Rouges

 

Volcane rouge (sur pierre ponce, à gauche du domaine, gamay et pinot noir)

 

Pinot noir 2022 : (sur pierre ponce et argilo-calcaire, vignes de 35ans moyenne. Elevage 9mois en 228L Taransaud, Seguin et Chassin qui ont 5ans environ. En moyenne 1/3 grappe entière mais variable suivant le millésime. Sur les pierres ponces peu de couleur, beaucoup de finesse)  Couleur claire, nez sur la cerise, fruits rouges, poivre, léger fumé, pas de notes vanillées et toastées. Bouche assez ronde, avec un beau volume, acidité et alcool moyens (13%), belle texture soyeuse, sans que l’élevage ne se sente aromatiquement, finale assez longue, légèrement poivrée. Très joli. Le style me semble plus fin que le 2021 bu récemment dans un autre contexte.

 

Syrah 2022 : (1/2 ha sur ponce et ½ ha sur argilo. 30% fût, 70% cuve. Environ 1/3 grappe entière suivant le millésime) Couleur sombre, nez très fin, pivoine, violette, un peu lardé, très syrah, bouche aérienne, très juteuse, peu de tannins, avec une finale légèrement acidulée, un peu salée et salivante. Glisse tout seul. Très joli là aussi.

 

Haka : 2022 sera le premier millésime, vieux gamays de 90ans sur Gergovie, 40% fût, 60% cuve. Fûts de 228, 300 et 400L. Sortira fin 2023.

 

Ephémère : achat de gamays centenaires sur Châteaugay. 2023 sera le dernier millésime, le domaine voulant arrêter tout négoce.

 

Hors Piste : était une expérience, gamay sans sulfites.

 

 

 

Blancs

 

Blanc 2022 : (anciennement cuvée volcane blanc). 50% chardo, 45% gewurz, 5% pinot gris.  Gewurz sur argilo-calcaire. Chardonnay et Pinot gris sur pierre ponce. Le chardonnay passe en fûts d’environ 10ans (certains récupérés chez Yquem) sur lies, parfois bâtonné parfois non. Les pinots gris sont vieux, Miolanne en faisait une VT. Légère macération d’environ 6h sur le gewurz, parfois sur le chardonnay. Egrappé quand il y a macération, sinon pressé grappe entière. Pas de malo.    Nez aromatique, pas trop marqué gewurz, plutôt chardonnay avec un côté très floral, fruits du verger. La bouche est ronde, assez grasse, aromatique, précise, par contre manque légèrement de tension sur ce millésime. Mais comme la plupart des blancs des Côtes d’Auvergne...

 

Chardonnay : un chardonnay 100% est produit en plus sur les millésimes qui le permettent.

 

Marc de gewurz.

 

 

Les 2023 seront plus tendus sur les blancs. Ici le chardonnay n’a pas trop souffert de la sécheresse contrairement aux rouges. Les pinots seront solaires en 2023. 25hL/ha à cause de la sécheresse contre 45hL/ha en moyenne au domaine. 65000bts en 2022. Plutôt 45000 environ sur 2023…

 

Tous ces vins ont des doses de SO2 entre 20 et 40 mg total selon les cuvées et les millésimes. Les élevages de 6mois sont filtrés. Les élevages qui sont passés à 9mois ne sont plus filtrés. Levures indigènes sur la gamme (sauf une cuvée qui a eu besoin de levures Bayanus une année pour finir la fermentation).

 

 

 

Bulles

 

Aujourd’hui une bulle méthode trad mais non faite au domaine. Elle devrait disparaître.

 

Lahars : (Les Lahars sont des coulées de boues volcaniques) bulle de gamay, VV sur pierre ponce, méthode trad, non dosé sans soufre, non filtré, 1an sur lattes. Premier millésime en 2021.

 

Lahars blanc en chardo devrait voir le jour bientôt. Le but est de tout faire au domaine.

 

 

 

Je n'avais pas goûté les vins du domaine depuis longtemps et je suis très heureux de voir de tels progrès. Mais rien de surprenant : entre les vignes qui commencent à prendre de l'âge, le travail en viticulture, le parc à fût qui s'agrandit, les élevages qui ont été rallongés, la petite partie négoce qui s'arrête doucement... Tout est là pour obtenir des vins de qualité, sur de beaux terroirs, vinifiés par des gens très compétents. Et ce n'est que le début de l'aventure finalement. J'ai hâte de voir où en sera le domaine dans 10ans.

 

24 septembre 2023

Visite au domaine Thierry Renard à Clermont-Ferrand

 

Visite au domaine Thierry Renard - Clermont-Ferrand

 

 

Premier millésime en 2002 avec des vignes à St Georges sur Allier. En 2005 premier millésime sur Clermont.

 

 

Cuvée Le Crapaud, location d'une parcelle d'environ 1ha sur les Coteaux de Clermont. Vigne plantée en 1904, à 10 000 pieds/ha "voire un peu plus", quelques vignes sont peut-être en franc de pied... Vieux gamays d'Auvergne "de plusieurs sortes" avec quelques teinturiers. Environ 1000 pieds ont été replantés en sauvignon, viognier, chardonnay, pinot noir... Exposition Sud mais plus frais qu'à Sayat, les Côtes de Clermont font de l'ombre le soir. Sols argilo-calcaires avec quelques petits cailloux de basalte. Taille principalement en guyot simple. Pas de travail des sols, herbe juste coupée. 

 

renard coteaux de clermont

 

 

Cuvée Cheire de Poule, en location depuis 2018. Environ un demi hectare à Sayat. Gamays d'Auvergne de 65ans. Quelques endroits en marcottage. Là aussi dur de savoir ce qu'il y a exactement, peut-être quelques francs de pied. Environ 10 000 pieds/ha. Exposition est, beaucoup moins de pente qu'à Clermont. Au soleil toute la journée. Sols que du caillou (basalte). Taille guyot simple, pas de labour non plus.

 

vigne sayat

 

 

A suivre : Une parcelle est en location au Puy de Var (Clermont-Nord) avec près de 7000 pieds plantés en 2021 cépages divers, secteur solaire. Et quelques massales de chardonnay de Roulot dans le jardin d'un particulier plantées en 2019 pour les premières.

 

Les plantations du Puy de Var - 2021

 

 

Les chardonnays (massales de chez Roulot) - 2020

 

 

 

2023 : les oiseaux ont tout dévoré sur Clermont (quelques renards, chevreuils aussi au Puy de Var). Aucun dégât à Sayat. Pas mal de coulures sur les pinots. Un peu de mildiou. Seulement 2 traitements au cuivre, commencés très tôt cette année (juin). Volumes limitées à venir donc... En 2023 tout sera assemblé dans la cuvée Danse avec le Moût, qui avait déjà existé en 2013 et 2022 par exemple, réalisée lorsque tout est est assemblé avec aussi les raisins provenant d'une parcelle d'un ami sur Blanzat avec des cépages variés... et réalisé si le profil est assez mûr. Danse avec le moût 2022 est élevé en fût, alors que le 2023 restera en cuve.

 

 

Vinifications : Le mini "chai" est dans la cave sous la maison. Rouges tout égrappés. Blancs non égrappés. Elevages en cuves et fûts. La plupart des fûts d'occasion proviennent de Rauzan-Ségla aujourd'hui, (il y a eu une période Camille Giroud aussi). Aucun intrant, non collé, non filtré, sans sulfites. Mise en bouteille personnelle sans gaz neutre. Tous les vins sortent en Vin de France. Pas de certif.

 

 

Nous avons juste goûté Cheire de Poule 2022, tout juste mis en bouteille. Pas le meilleur moment pour lui, on sent qu'il est chamboulé par la mise. Mais nous allons le regoûter très vite, avec succès...

 

 

16 septembre 2023

Soirées Chablis (15 et 22/09)

Soirées Chablis

carte chablis

La plupart des informations suivantes proviennent de l'excellent site monocépage.com : http://monocepage.com/concept-des-chablis/

 

 

Située au Nord de la Bourgogne, dans l'Yonne, l'AOC Chablis bénéficie d'un climat très froid et humide. L'AOC Chablis a été aggrandie au fil du temps, jusqu'à atteindre 6800 hectares (103 en Grands crus, 735 en Premiers crus, 4400 en Chablis ! et "seulement" 1550 en Petit chablis).

 

Chablis est une AOC très "mécanisée", avec un bon espacement entre les rangs (densité à 5 500 pieds/ha minimum), des vignes palissées taillées le plus souvent en guyot double (14 yeux par pieds maximum), des rendements autorisés élevés (60hL/ha en Chablis avec un butoir poussé à 70hL certaines années, 54hL/ha butoir à 64 en Grand cru) et un taux d'alcool minimum autorisé très bas (10° en Chablis, 11° en Grand cru). La chaptalisation y est bien sûr autorisée.

 

 

Géologie

roche chablis

 

Deux types de roches composent les sols chablisiens : le calcaire du Barrois de l'ère Portlandienne (en haut) et le fameux calcaire à exogyra virgula "fossiles d'huîtres" de l'ère Kimméridgienne. La première repose sur la seconde en suivant une pente de 2à3%. Si bien qu'au sud de l'AOC on trouve principalement du kimméridgien, au nord de l'AOC du Portlandien. Quant au secteur central (celui des premiers crus et grands crus), la vigne est plantée dans du Portlandien allant de 35cm à 1m environ, avec en-dessous une roche mère kimméridgienne. Or, nous savons aujourd'hui que ce sont bien dans les premières dizaines de centimètres que tout se joue : "Une autre idée reçue doit être mise en perspective : l'origine des nutriments dont le cep a besoin. Dans la roche mère les minéraux ne sont pas immédiatement disponibles pour les racines... Le microbiote et le complexe argilo-humique jouent alors un rôle clé dans le biodisponible de ces éléments pour la plante. Ce dernier est un peu le coffre-fort" (Mille Vignes, Pascaline Lepeltier). Bref, la légende du chablis kimméridgien est en bonne partie usurpée.

 

 

D'où provient alors ce fameux arôme "coquille d'huître" toujours associé à Chablis ? D'abord, de notre cerveau, car nous avons été conditionné depuis de nombreuses années à appeler un certain arôme "coquille d'huître". Mais conditionné par quoi/qui ? Il faut bien comprendre que sur cette grande AOC, l'INAO a longtemps eu beaucoup de vin à vendre, ce qui était loin d'être évident à une époque où les vins étaient très acides, maigres, en sous-maturité, parfois sans malo... Si le Muscadet avait pour lui la proximité de la mer pour l'accord huître/citron, le Chablis devait trouver une justification pour cet accord facile. Avec ces petits fossiles dans le sous-sol, l'accord sur le "pont aromatique" était une aubaine. Et voilà qu'on forme les futurs vignerons, les sommeliers, les consommateurs... à cette légende pendant que l'on vend sur toutes les tables parisiennes puis du monde entier du Chablis avec les douzaines d'huîtres. Demandez à un Raveneau si ses belles cuvées s'accordent bien avec l'huître ! Sancerre, par exemple, tout aussi kimméridgien n'a pas pu bénéficier de la même "typicité de son AOC" (heureusement, le silex fera bien l'affaire !). Ensuite, comprenons bien aussi que le goût particulier que l'on trouve parfois à Chablis commuément appelé "coquille d'huître" n'est guère étonnant pour un chardonnay sur climat froid, dans un sol calcaire, donc issu de sédiments marins...

 

Heureusement pour la qualité des vins de Chablis, dans les années 1980, deux domaines précurseurs, Raveneau et Dauvissat, ont eu l'ambition de montrer que de grands vins pouvaient être issus de ces terroirs, à condition de limiter les rendements, de vendanger à la main, de travailler les sols, de rallonger les élevages, de passer les vins en fûts, de faire les malos... Ils sont désormais suivis par une nouvelle génération de vignerons très talentueux.

 

 

Les expositions

 Ce n'est donc pas vraiment la géologie qui distingue les différentes parcelles du centre du village (attention tout de même aux différences géologiques entre les bas et hauts de coteaux), mais plutôt les expositions. Ce qui ne veut pas dire qu'un climat possède une homogénéité dans son exposition ici (voir le cas de Valmur par exemple). Globalement, la rive droite du Serein est exposée Ouest Sud-Ouest et bénéficie donc du soleil chaleureux du soir, alors que la rive gauche orientée Est Sud-Est bénéficie de la lumière plus fraîche du matin. Les grands crus sont donc en règle générale plus solaires et plus opulents que les premiers crus de la rive gauche. Les vallées possèdent souvent un "adroit" et un "envers", l'envers étant souvent trop dans l'ombre et "déclassé en simple" Chablis.

 

chablis expositions

 

 

 

 Soirée n°1

1 Moreau Christian & Fabien, Chablis 1er cru Vaillons 2017 : (assemblage de plusieurs climats du regroupement Vaillons. Elevage cuves et fûts) Couleur or pâle, joli nez, classique, fruits jaunes, notes minérales, floral. Bouche qui combine un léger gras confortable à l'attaque puis s'étire ensuite grâce à une belle acidité sur des des notes d'agrumes, avec une finale assez longue et salivante. On commence très bien.

vaillons et montmains

 

 

2 Vocoret Yvon & Laurent, Chablis 1er cru Fourchaume 2017 : (élevage cuves. Vignes sur Fourchaume même) Couleur qui tire sur le doré, nez plus mûr que le précédent, presque sur la mangue, la goyave, on sent le terroir plus solaire. La bouche est un peu plus simple avec moins de fond et de longueur.

 

3 Grossot Corinne & Jean-Pierre, Chablis 1er cru Mont de Milieu 2017 : (élevage cuves) Couleur or pâle, nez proche du Vaillon de Moreau, fruits jaunes... Bouche plus en tension, un peu moins de gras à l'attaque, semble du coup un peu plus minéral, jolie longueur pour un premier cru.

 

4 Dauvissat Vincent, Chablis 2012 : (élevage fûts) Couleur guère plus évoluée, nez très minéral, la fameuse "coquille d'huître", un peu croûte de fromage, miel. Bouche toute en tension, encore jeune, énergique, pas un gros volume, mais une finale vraiment salivante, qui porte le vin très loin, très digeste et très fraîche, impressionnante pour le niveau d'appellation. Un vin pile à point, pas le plus complexe, mais celui qui offre le plus de plaisir.

 

5 Raveneau Bernard & Jean-Marie, Chablis 1er cru Butteaux 2016 : (élevage fûts) Couleur un peu plus dorée, nez un peu plus mûr, petite touche d'élevage, plus jeune. Bouche avec plus de volume, léger gras à l'attaque, plus d'opulence, plus de complexité, la trame minérale est bien là dans le fond, beaucoup de longueur, encore un peu trop jeune dans l'idéal, comme souvent avec Raveneau, mais la densité est impressionnante. A peine moins de plasir immédiat que le Dauvissat mais plus de potentiel.

 

6 Pattes Loup (Thomas Pico), Chablis 1er cru Butteaux Mise Tardive 2018 : (élevage demi-muis puis cuves) couleur plus foncée, qui tire sur le doré, plus trouble aussi. Nez très typé "nature", réduction sur lies, volatile haute, citron confit, poires mûres, notes de malt/whisky. Bouche très énergique pour 2018, avec du volume, des fruits mûrs, du citron confit, portée loin par une volatile élevée. Un style très différent des autres, on adore ou on déteste.

 

7 Bessin Jean-Claude & Romain, Chablis Grand cru Valmur 2013 : (élevage cuves et fûts. Vignes dans l'envers de Valmur, la partie fraîche) Couleur dorée, nez qui semble bien mûr. La bouche semble un peu alcooleuse, manquant d'acidité. Il semble avoir vieilli un peu vite. Etrange pour cette cuvée sur ce millésime, et pas représentatif de la qualité du domaine

valmur chablis

 

 

8 Droin Jean-Paul & Benoît, Chablis Grand cru Les Clos 2013 : (élevage cuves et fûts) Couleur encore assez claire pour un 2013, très joli nez, à peine fumé/grillé, miellé, fruité. Bouche qui combine un beau volume et des notes minérales, longue et tendue, où on sent plus la fraîcheur de 2013 que l'opulence des Clos. Très belle bouteille pour finir les blancs.

 

9 Lavantureux Roland, Bourgogne Epineuil rouge Les Fauconniers 2020 : Couleur rubis, nez sur la framboise et la pivoine à l'ouverture, puis de plus en plus de fumé voire tabac et cendre, de poivre, de notes animales. Bouche plus sur le fruit que le nez, très juteuse, tannins fins, gourmande et très digeste. On termine bien avec ce joli rouge.

Chablis dauvissat raveneau

 

 

 

 

Soirée n°2

1 Piuze Patrick, Chablis 1er cru Vaillons Les Minots 2021 : couleur or pâle, nez avec un joli fruité et qui semble gourmand pour un 2021, la bouche combine ce fruité avec beaucoup de minéralité et de tension, c'est long et déjà bien en place, très salivant. Ca commence fort.

 

2 Domaine de l’Enclos (Romain & Damien Bouchard), Chablis 1er cru Montmains 2017 : Bien plus coloré, nez plus mûr, pommes au four, ananas. La bouche est plus puissante (1,5% de plus), plus opulente, moins de finesse, mais elle garde une bonne acidité. C'est bon, dans un style opposé au précédent.

 

3 Droin Jean-Paul & Benoît, Chablis 1er cru Montée de Tonnerre 2018 : On revient à une couleur plus claire, un nez plus végétal, presque des notes de buis, agrumes, citron. Bouche minérale, avec un beau volume, qui manque un peu d'acidité sur la finale.

 

4 Pattes Loup (Thomas Pico), Chablis 1er cru Butteaux Mise Tardive 2018 : couleur plus foncée, qui tire sur le doré, plus trouble aussi. Nez très typé "nature", réduction sur lies, volatile haute, citron confit, poires mûres, notes de malt/whisky. Bouche très énergique pour 2018, avec du volume, des fruits mûrs, du citron confit, portée loin par une volatile élevée. Un style très différent des autres, on adore ou on déteste.

 

5 Dauvissat Vincent, Chablis 1er cru Vaillons 2014 : couleur dorée, nez très complexe, croûte de fromage à l'ouverture, mousseron, caillou, puis du fruit, presque de l'ananas. Bouche très tendue, sans enrobage, très minérale, salivante, avec une finale qui claque d'une longueur exceptionnelle.

 

6 Raveneau Bernard & Jean-Marie, Chablis 1er cru Forêt 2014 : couleur assez proche, un nez un peu plus simple, encore sur le fruit, une touche de miel, de beurre, de caillou. Bouche avec plus de rondeur, un peu plus puissante et opulente, un peu d'élevage, mais là aussi beaucoup de longueur, très belle acidité avec du volume autour, à peine moins salivant en finale, on sent qu'il peut encore vieillir très longtemps.

 

7 Bessin Jean-Claude & Romain, Chablis Grand cru Valmur 2013 : couleur qui tire sur l'ambrée, nez très évolué de fruits très mûrs et presque une petite touche oxydative. C'est beaucoup mieux en bouche où le vin a gardé une bonne acidité. Ca reste nénamoins étrange pour cette cuvée sur ce millésime, et pas représentatif de la qualité du domaine.

 

8 William Fèvre, Chablis Grand cru Vaudésir 2008 : couleur bien plus claire que le précédent, nez relativement simple, sur un fruit mûr et miellé. Bouche par contre de grande qualité qui combine volume, tension, pureté, avec une finale très minérale, encore en pleine forme. Merci Bertrand pour la bouteille. 

 

9 Laventureux Roland, Bourgogne Epineuil Les Fauconniers 2020 : Couleur rubis, nez sur la framboise et la pivoine à l'ouverture, puis de plus en plus de fumé, de poivre, de notes animales. Bouche plus sur le fruit que le nez, très juteuse, tannins fins, gourmande et très digeste. Avec l'aération les notes fumées, de tabac voire de cendrier prenent de plus en plus de place.

chablis 2

 

 

Au final, 2 dégustations très intéressantes, avec des vins extrêmement variés dans la même AOC, comme bien souvent... Les quelques participants qui avaient un a priori négatif sur Chablis sont repartis très enthousiastes. Les cadors Ravenau et Dauvissat ont parfaitement tenu leur rang. Mais beaucoup de jeunes domaines n'en sont vraiment plus très loin. Cette appellation, finalement relativement récente (en tout cas dans la recherche de vins qualitatifs) semble en nette progression. On y trouve même de très grands vins, qui n'ont pas à pâlir face à la Côte de Beaune, et l'avenir leur est grand ouvert ! 

 

 

Merci à toutes et tous, et à la semaine prochaine pour les Monts !

 

17 juin 2023

Soirée pinot ou pas pinot ? (09 et 16/06)

Soirée pinot ou pas pinot ?

 

 

Le concept est simple : 2 équipes, 1 point par bonne réponse (+ quelques bonus...), 1 chance sur 2 de trouver. Et en cas d'égalité : prolongation et mort subite !!!

 

C'est aussi un moyen de travailler sur les "faux frères" du pinot noir : poulsard, cinsault, nebbiolo, sciaccarellu (trousseau, gamay, grenache... auraient pu marcher dans certains cas). Une petite aide a été donnée aux deux équipes avant le début de la rencontre :

 

Le pinot est un cépage clair, acide, avec peu d'alcool et peu de tannins. En théorie bien sûr... Tout est question d'équilibre. Et attention aux pinots des pays chauds, aux millésimes solaires, à certains types de vinificaton... Les cas particuliers sont probablement plus nombreux que les "cas d'école". Exercice donc très difficile, encore une fois ce fut une belle leçon d'humilité.

 

 

fiche technique pinot noir

PINOT NOIR

 

 

Vaccelli - Ajaccio Vaccelli 2019 : (cépage sciaccarellu) Couleur très claire et brillante, aromatique grenadine, anis étoilé, petits fruits rouges. Bouche avec des tannins souples et une bonne acidité mais alcool très présent qui chauffe un peu trop la finale pour du pinot. Tout le monde s'accorde pour partir plus au sud.

 

Bass Philipp - Pinot noir Estate Gippsland (Australie) 2020 : couleur très claire, nez éclatant et un peu sucré, orangette, fraise, framboise. Bouche aux tannins soyeux, avec du corps, fruité éclatant, mais assez solaire par sa sucrosité, on sent bien le 14,2 d'alcool, belle longueur. Très joli vin. Une contrée solaire est majoritairement évoquée.

 

Giulia Negri - Langhe Nebbiolo 2020 : (cépage nebbiolo) Toujours très clair en couleur, petits fruits rouges, anis étoilé, réglisse. Bouche en dentelle, pas beaucoup de corps, fruit très pur, petits tannins qui allongent la finale mais ils restent fins pour du nebbiolo. Personne ne sent que l'alcool est autour des 14 avec cette belle acidité. Très beau piège.

 

Terrasse d’Elise - IGP Hérault Les Hauts de Carol’s 2018 : (cépage cinsault) Couleur à peine plus foncée que les autres, nez qui mêle un fruité de pinot avec quelques épices, réglisse, garrigue, élevage bourguignon légèrement vanillé. Bouche avec un beau volume, tannins soyeux, du fruit, l’alcool ne sent pas, la sucrosité non plus bien équilibrée par l'acidité, aussi une certaine rondeur apportée par l’élevage, très bourguignon pour tout le monde (on entend des Chambolle et autres). Très beau vin.

 

vaccelli negri

 

René Muré - Alsace pinot noir clos st landelain 1999 : Couleur sombre et contours marrons, nez évolué, tertiaire, kirsch, cuir, puis viande fumé, thé noir, poivre, menthol, très complexe, même s'il manque de "fruits frais" bien sûr, un peu rustique, on sent de la grappe entière. Bouche puissante, avec du corps, des tannins, arômes évolués, mais encore beaucoup d'énergie, de volume, structure encore jeune finalement et qui "reprend vie" dans le verre, très viande fumée, cuir, tabac, beaucoup de longueur. Certains vont dans le sud, d'autres évoquent des vieux Chambertin/Corton... Toujours difficile avec ces vins évolués auxquels nous ne sommes plus habitués. Merci Olivier pour la bouteille !

 

Bérêche - Champagne Grand cru Ambonnay pinot noir 2017 : Couleur dorée, nez fruité, mûr, fait un peu plus que son âge (élevage fût et tirage liège ?), coing, ananas, fruits jaunes, bouche opulente, avec du volume, de la largeur, pas une très grosse acidité pour ce producteur, bulle très fine, garde une bonne longueur minérale et crayeuse mais toujours dans un style assez opulent. Beau champagne de gastronomie. L'hésitation était surtout entre pinot noir et pinot meunier.

 

Fumey-Chatelain - Arbois Ploussard 2020 : (cépage poulsard) Couleur la plus claire, beaucoup de gaz à l'ouverture, clairement nature infusé, jus de fruit, peu de matière, léger, acidulé, petite volatile, dans un style simple et facile à boire. Pour beaucoup on sent plus la vinification que le cépage. 

 

Bachelet-Monnot - Maranges 1er cru La Fussière pinot noir 2020 : Couleur très sombre pour un pinot, nez fruits noirs, épices, poivre. Bouche épaisse, concentrée, mûre, encore jeune, un peu de tannins. Le millésime solaire ressort clairement même si on n'est pas très haut en alcool. A attendre mais joli potentiel. Placé sur du gamay ou de la syrah pour beaucoup.

 

Tissot - Macvin du Jura pinot noir : (2018) Couleur très claire, un peu rouillée, avec du dépôt, nez qui fait un peu oxydé au départ, puis marc de raisin bien sûr, kirsch, chocolat. Bouche par contre pleine de fruit, on croque dans une cerise noire, sucre présent mais bien équilibré, très gourmand, reste digeste pour un macvin. Si le nez a dérouté, tout le monde a adoré la bouche. Un OVNI impossible à placer si l'on ne connait pas ce vin. Parfait pour finir sur une note sucrée.

 

fumey chatelain

 

 

Un grand merci à tous les participants qui se sont pris au jeu et qui ont animé la soirée dans la bonne humeur. Des variantes de ce thème sont déjà en cours d'étude ! 

Ainsi s'achève la session de début 2023. Reprise en septembre !!!

 

3 juin 2023

Soirées Terroirs d'Alsace du 12/05 et 02/06

Soirées Les Terroirs d'Alsace

 

 

La grande force de l'Alsace réside sans aucun doute dans la grande diversité de ses terroirs. Roches magmatiques (granit...), sédimentaires (calcaire, grès, argile...) et métamorphiques (schiste...) se partagent cette étroite bande de terre de moins de 10 kms par 120 que forment les collines sous-vosgiennes. D'où la création des "51 Grands crus".

alsace treize sols

 

 

Si l'Alsace est la région la plus septentrionale de France, elle n'en est pas pour autant la plus froide. Protégé par les Vosges et sous l'influence de "l'effet de Foehn", le vignoble alsacien connait des étés très ensoleillés avec une pluviométrie très faible.

effet de foehn alsace

 

 

Afin de comprendre l'importance des différents terroirs, les deux soirées dégustation étaient centrées sur le secteur de Colmar et sur deux cépages, avec l'emblématique riesling (en sec), et le pinot noir qui prend une place de plus en plus importante dans la région depuis quelques années. 

 

 

Les Blancs

Domaine Agapé,  Grand cru Schoenenbourg riesling 2017 : (marnes. Exposition Sud. 2gr SR) Couleur or pâle, nez de fruits blancs et fruits jaunes, floral, pas vraiment de pétrole, épices. Bouche puissante, assez opulente et large pour un riesling, manquant juste d’un peu de tension par rapport aux suivants.

 

Domaine Agapé,  Grand cru Osterberg riesling 2017 : (marnes-grès. Exposition Est. 3gr SR) Couleur à peine plus foncée, nez un peu plus fruits exotiques, à peine miellé. Sur ce terroir plus tardif (à l’est), à la fois plus d’acidité et un peu plus de sucres, semble plus en longueur, avec une finale plus longue, et plus de gourmandise à la fois. 

 

Domaine Agapé,  Grand cru Rosacker riesling 2017 : (calcaire, 2,5gr SR) Couleur proche, nez légèrement miellé et exotique, verveine/menthol aussi. Bouche à l'attaque plus puissante, mûre, plus large, plus acide à l'attaque mais moins d'allonge, finale un peu plus courte qui manque d'un brin de salinité par rapport au précédent.

 

Domaine Weinbach, Grand Cru Schlossberg riesling 2018 : (granit. 5,11gr SR) Nez à peine marqué pétrole/résine, surtout beaucoup de fruits, à peine exotique et miellé, agrumes. Bouche qui garde une jolie acidité pour 2018, beaucoup de fruits, gourmande, avec une finale salivante, très longue, sur de petits amers nobles.

 

Domaine Boxler, Grand Cru Sommerberg D (Dudenstein) riesling 2018 : (granit avec un peu de calcaire. 3,5gr SR) Nez qu'il faut un peu plus aller chercher, plus sur les agrumes, un peu moins mûr/sucré. Bouche plus tendue, plus énergique, plus d'agrumes, plus "laser", avec un peu plus de longueur que le précédent, plus minéral aussi.

 

Domaine Trimbach, Frédéric Emile riesling 2013 : (dans Osterberg et Geisberg, marnes-calcaires-grès. 8gr SR) Couleur encore plus dorée, nez très miel, fruits exotiques, à peine résine, plus complexe, cire, abricot, tilleul, mirabelle, rhubarbe... Bouche qui combine grosse acidité à près de 8gr de SR dans un équilibre incroyable, avec fruit, largeur, longueur, intensité, semble encore pouvoir vieillir sans problèmes.

 

Weingut Schäfer-Fröhlich, Grosses Gewächs Stromberg riesling 2017 : (volcanique, 5,3gr SR) Pour la comparaison un riesling allemand a été ouvert lors de la première soirée (élevage cuves, pas de malo) Couleur très claire, nez réduit à l'ouverture, mieux après une demi-journée de carafe, nez fumé, citronné, presque tourbé. Bouche plus légère en alcool, très droite, très citronnée, plus d'acide tartrique, austère, peu de fruit, encore jeune, très longue et salivante, belle énergie mais aromatique un peu en-dedans.

 

schlossberg

 

 

 

Les Rouges

Domaine Zusslin, Pinot noir Bollenberg 2018 : (Entre Orschwihr et Rouffach. Argiles + fer et calcaire) Bien moins coloré que les suivants, très beau nez floral, fruits rouges, pointe de volatile pour certains sur la fin du verre. Bouche très fraîche et aérienne pour le millésime, infusée, belle acidité assez élevée pour le millésime, glisse tout seul. Tout en finesse.

 

Domaine Trapet, Pinot Noir Chapelle 1441 2017 : (à Riquewihr. Argilo-marneux. Vinif nature) Couleur claire, nez très réduit à l’ouverture, légèrement moins après 4-5h de carafe. Derrière le côté animal, quelques notes plus élégantes de griotte, prunelles. Bouche plus intéressante, toute en finesse, légère, élégante, très fruitée, fraîche.

 

Domaine Albert Mann, Pinot noir Clos de la faille 2020 : (à Wintzenheim. calcaire et grès) couleur assez sombre pour du pinot, nez très fruité, fruits noirs assez mûrs et un peu d’élevage vanillé. Bouche ronde, fruitée, boisée, vanillée, charmeur, dans une phase éclatante, ça garde une bonne acidité dans le fond et des tannins soyeux, bonne longueur encore un peu d’élevage à intégrer sur la finale.

 

Domaine Albert Mann, Pinot noir Les saintes claires 2020 : (dans le prolongement du Mambourg. Calcaire). Couleur très sombre, nez de pinot bourguignon avec encore un peu d’élevage, assez proche en l’état du clos de la Faille, fruits noirs, épices, vanille, assez éclatant en l’état. Bouche à la fois dense et aux tannins soyeux, très belle texture, élevage mieux intégré qu’au nez, beaucoup de longueur. Déjà excellent en l’état, avec aussi un gros potentiel de garde.

 

Domaine Paul Ginglinger, Pinot noir Les rocailles 2017 : (dans Eichberg. Marnes et grès) Couleur plus tuilée, nez plus rustique, cuir, kirsch… Bouche avec du volume, moins de rondeur, plus de tannins, bonne acidité derrière, style sérieux et noble, semble encore un peu jeune.

 

Domaine Marcel Deiss, Gruenspiel rouge 2018 : (à Bergheim. pinot noir + beurot et gris. Grès granit et argile) Nez magnifique menthe poivrée, mûre, fruits des bois, très sauvage. Bouche avec un gros volume, de la puissance, aromatique très expressive, très sauvage, très poivrée, fruits noirs, mais beaucoup de fraîcheur aussi, tannins très serrés en finale par contre, à attendre.

 

Domaine Zind-Humbrecht, Pinot noir Heimbourg 2017 : (à Turckheim. marne, calcaire et fer. Grande partie de VE) Joli nez fumé, cuir, végétal, un peu viandé, marqué par la grappe entière. Ca se gâte en bouche, tannins présents encore un peu verts, serrés. A attendre absolument lui aussi.

 

agape saintes claires

 

 

Merci à tous les participants de ces deux très belles soirées qui ont fait honneur à l'Alsace, avec un excellent niveau pour tous les rieslings et un peu plus d'hétérogénéité pour les pinots noirs.

 

29 avril 2023

Peyre Rose 2013 à La Cave du Théâtre

Après sa venue pour les 2012 l'an dernier, Marlène était de retour pour nous faire goûter ses 2013. Quelle régularité année après année, des vins toujours aussi exceptionnels !

 

Cistes 2013

 

Belle Léone 2013

 

Marlène n°3 2013

 

marlène peyre rose cave theatre

 

 

Encore un grand merci à Marlène pour sa venue et sa générosité. En espérant la revoir très vite à la Cave du Théâtre !

 

31 mars 2023

Soirée Coups de Cœur (31/03)

Bérêche - Champagne Brut réserve : (dég début 2022) Couleur saumonée, nez plutôt typé champagne-pinots sur les fruits rouges et la frangipane, bouche à la bulle très fine, patinée par l'élevage bois + le tirage liège, juste un poil trop dosée sur la finale pour chipoter, mais beau potentiel de vieillissement en cave.

 

Pas de l'Escalette - Mas Rousseau IGP Hérault 2020 : (carignan blanc) Couleur claire, nez sur les fruits blancs, floral. C'est surtout en bouche qu'on comprend l'intérêt du carignan blanc, très belle acidité sur ce cépage, belle texture, pas trop haut en alcool, beaucoup de fraîcheur pour le sud.

 

Emrich Schönleber - Frühlingsplätzchen riesling GG 2020 : couleur claire, nez un peu  réduit à l'ouverture, puis très citron, zestes d'agrumes, résine, léger pétrole. Bouche avec un gros volume pour un riesling, tendue par une acidité très élevée, citronnée, fruits jaunes un peu plus mûrs en se réchauffant, finale très longue, très salivante, qui fait claquer le palais. Le vin qui a le plus divisé de la soirée.

 

bereche schonleber

 

Chacra - Pinot noir Patagonia 55 2021 : (grappe entière, moitié cuves moitié fût, juste sulfité à la mise), pinot très fleuri, éclatant, aérien, tout en élégance, léger en alcool, avec une petite touche épicée. Belle découverte pour tout le monde.

 

Thibault Liger-Belair - Nuits-St-Georges La Charmotte 2019 : couleur rubis foncé, nez éclatant dès l'ouverture, fruits rouges et noirs, petite touche d'élevage, floral. Bouche en dentelle, avec un beau volume, tannins soyeux, équilibre parfait, pas trop de sucrosité, très long pour un village, surtout dans une phase sur le fruit, éclatant, où tout est à la bonne place. 

 

Henri Chauvet - De cendre et d'âme Côtes d'Auvergne Boudes 2021 : lourde tâche de passer derrière le NSG. Et pourtant, un grand vin, coloré, au nez épicé, fumé, poivré, racinaire et une bouche en dentelle, ultra digeste, soyeuse, qui se retend sur une finale épicée, saline, salivante. Bravo Henri.

 

Saladin - Paul Côtes-du-Rhône 2020 : couleur claire pour ce grenache/clairette en semi carbo, nez fruits rouges sucrés, orangette, bouche avec un peu plus d'alcool et de sucrosité que les précédents, mais peu de tannins, gourmande, fruitée. Une valeure sûre année après année.

 

Camin Larredya - Jurançon Au capceu 2021 : couleur or profond, nez sur le miel, fruits exotiques frais, ananas, coing. Bouche aérienne, pas trop sucrée (90gr), grosse acidité, digeste, presque tendue, superbe équilibre pour ce Jurançon tout en frâicheur. Parfait pour terminer.

 

chauvet saladin

 

 

Bonus :

Gripa - Saint Péray Les pins 2019 : travaillé sur le fruit et la fraîcheur, pas trop lourd pour un marsanne/roussanne, très bien fait. 

 

Clos Rougeard - Samur-Champigny 2011 : couleur claire, nez qui poivronne peut-être un peu trop, par contre une bouche en dentelle, texture soyeuse, encore jeune avec beaucoup de fruit et belle longueur.

 

Vaccelli - Ajaccio Granit 174 2018 : couleur claire, nez fruits rouges, grenadine, orangette, épices. Bouche peu tannique, un peu de sucrosité, haute en alcool, bien intégré avec bonne acidité, petite amertume, long, sans trop chauffer, semble plus fin que 2016 et 2017. Belle découverte pour beaucoup de monde là aussi.

 

 

Merci à tous les participants de cette magnifique soirée dans une superbe ambiance ! A très vite pour l'Alsace et les pinots/pas pinots.

 

24 mars 2023

Soirées Gevrey-Chambertin 17 et 24/03

Avec ses 408 hectares, l'appellation Gevrey-Chambertin est la plus grande de la Côte de Nuits. Si les vins ont la réputation d'être puissants, "masculins", c'est avant tout pour des raisons historiques, mais la réalité est bien plus complexe... Comme Chambolle-Musigny c'est une appellation à combe, avec des sols variés, des expositions variées, des altitudes variées... En ajoutant à cela les styles de vinification et les "effets millésime", on aboutit à des vins très hétérogènes.

 

Pour ceux qui souhaiteraient approfondir le sujet : http://monocepage.com/gevrey-chambertin-breffage/

carte gevrey chambertin

 

 

 

Les Gevrey « de la Combe » 

1 Claude Dugat, Gevrey-Chambertin 2019 (15 parcelles dont une partie dans la combe) : couleur assez sombre pour du pinot, nez avec des notes de vanille, de cassis. Bouche en largeur, ronde, gourmande, mûre, qui garde une bonne longueur pour un village.

 

2 Pierre Duroché, Gevrey-Chambertin Le clos 2018 (dans Le Village) : du gaz et de la réduction à l'ouverture, long carafage. Couleur très claire, vinification opposée au précédent, plus nature, infusée, moins de bois, pas un gros volume mais plus en longueur avec une acidité plus haute, une sensation plus minérale.

 

gevrey ostrea

 

 

 

Secteur nord ou « secteur St-Jacques » 

3 JL Trapet, Gevrey-Chambertin Ostrea 2019 (En Dérée, Champerrier…) : couleur claire pour un 2019, nez éclatant de fruits rouges et pivoine, bouche toute en dentelle, fruitée, florale, avec une allonge minérale qui porte loin la finale. Superbe.

 

4 René Bouvier, Gevrey-Chambertin 1er cru Combe aux moines 2018 : couleur plus sombre, trouble, nez sauvage, très grappe entière, épicé, fumé, fraise écrasée. Bouche avec du volume, de la "mâche", et une jolie tension minérale dans le fond là aussi. Superbe.

 

5 Berthaut-Gerbet, Gevrey-Chambertin 1er cru Cazetiers 2018 : couleur sombre, plus violacée, nez plus cassis et fruits noirs, fruité gourmand, un peu bonbon. Bouche plus en rondeur, civilisée, où rien ne dépasse, texture soyeuse, bien travaillée, sans être trop boisée, la finale garde une bonne longueur et de la fraîcheur. Confirme lui aussi la grandeur de ce secteur des premiers crus.

 

6 Henri Magnien, Gevrey-Chambertin 1er cru Estournelles St Jacques 2020 : couleur sombre, nez de fruits noirs, graphite. Bouche encore jeune, mûre, un peu serrée, mais avec un joli fond calcaire, de l'allonge, long. Beau potentiel.

 

 

Secteur sud ou « secteur des grands crus »

7 Ponsot, Gevrey-Chambertin Cuvée de l’abeille 2007 (les Epointures) : couleur à la fois très claire et tirant sur le marron, nez évolué, de sous-bois, kirsch, cuir, viande fumée. Bouche encore très énergique, pas un gros volume (vieux fûts), toute en longueur, noble, avec une finale presque salée sur la viande fumée très longue pour un village.

 

8 Jérôme Castagnier, Chambertin Clos de Bèze Grand cru 2012 : robe peu évoluée, nez assez classique de pinot entre deux âges, avec un début de tertiaire et encore du fruit. Beau volume en bouche mais pas beaucoup de profondeur, des tannins un peu secs et une longueur moyenne pour un grand cru.

 

Bonus : Dugat-Py, Gevrey-Chambertin Coeur de roy 2002 : couleur sombre et évoluée, trouble, nez très cuir, fruits noirs, animal. Bouche encore énergique, jeune pour son âge, avec des tannins présents mais de qualité, beaucoup de longueur et de fond. Merci Fred !

 

gevrey estournelles

 

 

Merci à tous les participants de ces deux belles soirées. Prochain thème : les coups de coeur de l'année !

 

25 février 2023

Soirée Grèce du 24/02

 

Soirée Grèce

 

 

Quelques chiffres

 

- Grand pays historique du vin, très morcelé, faisant face à de grandes difficultés économiques, produisant finalement assez peu...

- Aujourd'hui 18e producteur mondial avec environ 110 000 hectares de vignes. Un chiffre en baisse année après année.

- Environ 230 "caves à vin" dont 20% de coopératives et 80% de producteurs indépendants.

- 10% d'export environ. Consommation locale en baisse également. "Entre deux chaises" avec une volonté d'exporter plus mais aussi une volonté de conserver ses cépages locaux, son alphabet...

- Plus de 200 cépages autochtones qui font la force du pays, 90% du vin produit à partir de ces cépages locaux (le reste en cabernet, syrah, merlot, chardonnay...)

- Les cépages les plus plantés dans l'ordre : savatiano (beaucoup utilisé pour le retsina), roditis (beaucoup utilisé pour les rosés et le retsina), agiorgitiko, liatiko, muscat de Hambourg, xinomavro, cabernet sauvignon, assyrtiko...

- 2/3 de vins blancs pour 1/3 de vins rouges.

- 28 AOC (ou PDO) et 96 IGP.

 

 

 

Les Régions à retenir

 

carte grece

 

 

 

Iles de la mer Egée : l'île de Santorin a donné ses lettres de noblesse à la viticulture grecque, grâce au cépage assyrtiko et à ses sols volcaniques. On y trouve des vignes parfois plus que centenaires, franches de pied (pas de phylloxéra), plantées en Kouloura "couronnes" pour lutter contre la sécheresse et le vent. Le climat y est très sec et très solaire. Les vins sont souvent extrêmes, combinant à la fois acidité très haute et alcool élevé, puisant dans la roche beaucoup de "minéralité". L'assyrtiko de l'île de Tinos est lui un peu moins "extrême".

santorin wines

clos stegasta winery

 

 

Grèce du Nord : climat continental aux hivers froids et aux étés solaires, avec plusieurs zones d'altitude relativement fraîches. Le xinomavro est le cépage digne d'intérêt de cette région, principalement sur l'AOC Naoussa. On compare souvent ces vins aux Barolo pour leur couleur rouge très pâle, leur acidité élevée et leurs tannins marqués. A suivre la plus fraîche AOC Amyndeo.

naoussa

 

 

Grèce du Sud-Crète : climat méditerranéen très solaire et très sec. Le cépage liatiko peut donner de grands vins rouges, peu colorés, hauts en alcool avec des aromatiques "garrigue". Proche en cela du grenache ou du sangiovese du sud de la Toscane ?

crete vineyards

 

 

Grèce du Sud-Péloponnèse : moins intéressante que les trois régions ci-dessus, citons tout de même la robola de Céphalonie, cépage blanc vif très sensible à l'oxydation, et le cépage agiorgitiko en AOC Nemea donnant des vins sombres et puissants. Dans cette grande région au climat solaire mais parfois tempéré par l'altitude la nouvelle génération commence à arriver.

 

 

 

 

La dégustation

 

 

Blancs

 

1 - PDO Robola de Céphalonie « Barcarola » 2021, domaine Foivos (100% robola. Grand domaine qui a repris Mantzavino en 1999. Vignes de 20ans non greffées, à 600-800m d'altitude sur le mont Ainos, sols calcaires. Elevage d'un mois en cuves inox)  Couleur très claire, reflets gris. Nez très aromatique, fleurs blanches, pin, genépi, abricot. Bouche à l'attaque vive mais ça ne dure pas, peu d'alcool, aromatique entêtante, peu de relance en finale. A boire très frais, risque de devenir écœurant sinon. 

 

2 - IGP Cyclades « Clos Stegasta Assyrtiko » 2020, domaine T-Oinos (100% assyrtiko. Domaine de 13ha - bientôt 17 - plantés en 2002 à haute densité 11500 pieds/ha en palissage haut, à 460m d'altitude en moyenne sur sables et granits. Consulté depuis 2016 par Stéphane Derenoncourt. Pressurage en grappe entière puis élevage en 500L, amphores et foudres pendant 7mois sur lies)   Couleur or pâle, nez citronné, minéral, à peine fumé (lies), touche de fruits jaunes, à aller chercher, encore simple d'expression mais noble. Bouche d'une précision redoutable, beau volume, intense, pas très haut en alcool pour un assyrtiko (13,5), grosse tension, minérale, citronné, un peu floral, agrumes, pêche, finale très longue, saline, petits amers, me fait penser à un grand chenin personnellement. On sent un vin très précis, très maîtrisé, pas loin du trop parfait par rapport au suivant mas très efficace, et c'est encore bien jeune. 

 

3 - PDO Santorin « Cuvée n°15 Assyrtiko » 2017, domaine Hatzidakis (100% assyrtiko. Domaine de 10ha en bio, créé en 1997 par le regretté Haridimos Hatzidakis. La cuvée n°15 provient de Pyrgos et Emporio, vendagée un peu plus tôt que les autres, plus "minérales", vignes franches de pied de 15à40ans. Elevage 6mois en cuves inox)   Couleur dorée, nez très exotique, mangue, ananas, miel, cire, plus complexe et plus évolué que le précédent, clairement plus solaire. Bouche haute en alcool (14,5%), grosse acidité, le tout s'équilibre bien, sur les arômes du nez, long et intense. La finale chauffe peut-être un peu dès que la température monte. Moins bien équilibré que le précédent, un peu plus complexe, peut-être plus de charme pour certains. 

 

Bonus : PDO Santorin assyrtiko 2019, Akra Chryssos (80% assyrtiko, aïdani, athiri. Jeune domaine proche du nature, vinifié avec l'oenologue Iliana Malihin. Vignes en partie sur Louros dont les raisins étaient autrefois vendus à Hatzidakis)  Ouvert à la dernière minute, couleur or-orangé, nez un peu réduit, mais mieux après quelques minutes, toutefois un peu fermé et brouillon, cire, poire. Bouche qui attaque une grosse acidité mais qui tombe assez vite et finit bizarrement très ronde, pas très précise. Semble quand même plus en place le lendemain... 

 

 

 

Rouges

 

4 - PDO Naoussa 2019, domaine Dalamara (100% xinomavro. Vieux domaine de 3ha aujourd'hui entre les mains de Kostis Dalamaras et de sa femme Maria, situé à Paliokalias. En biodynamie depuis 2008. Vignes sur le mont Vermio à 250-300m, sols limons et calcaire. Elevage 1an fût)   Couleur claire, rubis, nez expressif, fruits rouges, kirsché, cuir, floral, joli. Bouche sur le fruit, fraîche, pas très haute en alcool (13%), bonne acidité, avec des tannins bien présents qui serrent un peu, appellent la table. Proche d'un nebbiolo. Très représentatif du cépage.

 

5 - PDO Naoussa « Alta » 2019, domaine Thymiopoulos  (100% xinomavro. Domaine familial de 37ha repris en 2000 par Apostolos Thymiopoulos à Trilofos et Fytia, majoritairement en bio. Cuvée Alta sur Fytia, zone la plus fraîche de l'AOC à 450-650m d'altitude sur schistes, granits et marnes. Petit pourcentage de grappe entière. Elevage foudres de chêne français)     Couleur claire aussi, plus brillante que le précédent, nez plus floral, pivoine, esprit pinot noir, fruits rouges, petite sucrosité. Bouche à l'attaque ronde, suave, pleine de fruit, légère, juste ce qu'il faut d'acidité en fin de bouche pour que le vin reste très digeste, pas très long, mais ultra efficace, tannins imperceptibles (macérations à froid ?). Un vin évident.

 

6 - PDO Dafnes « Potamida » 2018, domaine Idaia (100% liatiko.  Domaine de 12ha créé en 1998 à Malevizi au centre de lîle sur le mont Psiloritis. Sols argilo-calcaires à 300-400m d'altitude. Elevage 1an fût)   Couleur très claire, rubis à peine rouillé, nez de confiture de fraise, framboise à l'eau de vie, garrigue, semble pesque sucré. Bouche haute en alcool (15%), fraise sucrée, cacao, trop alcooleuse et sucrée, mais l'aromatique est intéressante.

 

7 - PDO Sitia « Antigone » 2004, domaine Economou (80% liatiko, 20% mandilari. Domaine créé en 1995 bio depuis 1997, 9ha en franc de pied. 26 parcelles à l'est de l'île. Composition des cuvées et temps d'élevage différents selon les années "au feeling". Peu interventionniste, juste 20-50mg soufre à la mise. Aime l'oxydation plus que la réduction. Antigone 2004 provient de 2 parcelles des plus vieilles vignes : Vassilikes et Pentalofos, village de Ziros. 600m d'altitude, sols de phyllites et flysch. Egrappé. Elevage d'une quinzine d'année en fûts)     Couleur grenat légèrement tuilé avec un fond de bouteille très trouble et plus clair, nez envoûtant, cerise, fraise, figue, viande fumée, noisette, garrigue, herbes séchées... Bouche en dentelle, belle acidité, fraîche, seulement 13,5 d'alcool mais du volume, de la tension, très noble, un peu cuir et balsamique aussi, fruité encore frais mêlé à du tertiaire, finale très longue, presque saline. Grand vin. 

 

8 - PDO Nemea 2015, domaine Philos (100% agiorgitiko.  Petit domaine récent situé à Dafni. Vignes à 3000pieds/ha à 400m d'altitude sur sables et argiles. Elevage 18mois en fûts de 250 et 500L 20% neufs)  Couleur grenat encore jeune, nez de vanille, coco, un peu de fruits noirs et chocolat derrière. Bouche complètement lissée par le bois, très vanille, coco.

 

 

Autres

 

9 - PDO Sitia blanc « Heliades » 2014, domaine Economou (50% vilana, 50% thrapsathiri.  Heliades est la cuvée haut de gamme de Sitia blanc, vignes moins en altitude que les rouges, sols sables, arigles, graviers et calcaire. Non egrappé. Elevage légèrement oxydatif 4 mois fûts et trois ans en cuves)   Couleur or profond, nez très légèrement oxydatif, complexe, miel, cire, cédrat confit, orange, coing... Autant le nez semblait gourmand, autant la bouche est sèche, que très légèrement oxydative, tendue, beau volume, avec un peu de tannins, des amers, semble clairement avoir connu une macération, c'est long, salin, austère, mais noble. Un OVNI qui a beaucoup divisé. Très joli sur des fromages brebis ou chèvre secs.

 

10 - PDO Santorin Vinsanto 2013, domaine Gavalas (85% assyrtiko, 10% aïdani, 5% athiri. 210gr SR, 10,3% vol. Domaine de 7ha créé vers 1900 mais premiers embouteillages en 1998. Vendanges en août, passerillé sur paille 15jours. Elevage 6ans en vieux fûts)  Couleur ambrée-marron aux reflets rouges, nez sur la figue, le pruneau, la pâte de fruit, confit, mais intéressant. Bouche riche, sirupeuse, un petit côté caramel, manque un peu d'acidité pour réussir à équilibrer tout ça.

 

dalamaras

economou et gavalas

 

 

Conclusion

 

Un échantillon finalement assez représentatif, avec des assyrtiko secs d'un très haut niveau, qui ont convaincu tout le monde. L'avis a été un peu plus mitigé sur les rouges, avec deux grands vins (Alta et Antigone) qui ont surpris par leur fraîcheur et leur élégance mais aussi des vins moins bien équilibrés. Mais globalement tout le monde est reparti avec une image très positive des vins grecs.

 

 

 

Pour approfondir

Revue Le Rouge et le Blanc n°87 (Naoussa), 127 (Economou)

Le site du MW Y. Karakasis https://www.karakasis.mw/

 

 

Merci à tous les participants de cette très belle soirée. Prochain thème étranger : le Portugal !

 

28 janvier 2023

Soirée Clos (20 et 27/01)

 

Pour être appelé "clos", un vin doit sortir en AOC et soit :

- être issu de raisins dont les vignes sont délimitées par une clôture de murs ou de haies vives de chaque côté.

- être issu de raisins dont la parcelle est inscrite au cadastre sous le nom "clos" même si les murs ne sont plus présents

- être produit par une entreprise historiquement dénommée "Clos ..." qui pourra ensuite être cédée sous le même nom

 

 

 

Soirée n°1

 

clos joliette

 

Frantz Chagnoleau - Mâcon-villages Clos st pancras 2020 : Couleur très claire, nez légèrement grillé (réduction bourguignonne sur lies), citronné. Bouche avec beaucoup de pep's, minérale, toute en fraîcheur pour un Mâcon 2020, salivante, elle réveille bien les papilles. Parfait pour commencer.

 

Ponsot - Morey-St-Denis 1er cru Clos des monts luisants 2014 : (100% aligoté) Couleur déjà bien dorée, nez très porté sur le beurre et la crème avec des fruits exotiques également. Bouche moins beurrée que le nez, opulente, très dense, énergique, sur les fruits exotiques, les fleurs blanches, beaucoup de longueur. Excellent.

 

Thierry Germain Roches Neuves - Saumur Clos romans 2017 : Couleur or profond, nez de chenin très pur, sur la poire, floral, agrumes. Bouche toute en tension et en énergie, avec un volume suffisant pour passer derrière le Ponsot. Beaucoup de longueur, finale presque saline. Excellent là aussi.

 

Arlaud& - Morey-St-Denis Clos Solon 2017 : Couleur claire, nez expressif, très élégant, plein de petits fruits rouges et de pivoine. Bouche légère, fruitée, fraîche, pas très longue mais très facile à boire.

 

Elian Da Ros - Côtes du Marmandais Clos Bacquey 2016 : Couleur sombre, nez sur les fruits noirs, touche végétale type poivron qui rappelle un cabernet ligérien. Bouche assez fine sur ce millésime, élégante, reste fraîche, avec des tannins fins. Belle découverte pour tout le monde.

 

Henri Gouges - Nuits-St-Georges 1er cru Clos des Porrets St Georges 2017 : Couleur plus sombre que le Morey d'Arlaud, fruit plus noir, plus de profondeur, avec une trame minérale/calcaire marquée, une finale plus longue, plus tendue, sur des petits tannins donnant beaucoup d'allonge et de fraîcheur, presque salivant. Déjà délicieux, avec un bon potentiel encore.

 

Combier - Crozes-Hermitage Clos des Grives 2019 : Couleur noire, nez expressif, encore marqué par l'élevage vanillé/toasté, sur les fruits noirs très mûrs, lardé, anchois, violette. Bouche massive à l'attaque, encore jeune, mais avec des tannins soyeux sur la finale et un retour d'acidité bienvenu. Finalement bien plus frais que ce que laissait présager le nez.

 

Clos Joliette - Jurançon sec 1971 : Couleur jaune dorée, nez extrêmement complexe de café, mangue, fruits secs, herbes médicinales, thé vert...que seuls les vieux vins peuvent offrir. Bouche encore en pleine forme, sèche mais très fruitée, légèrement amère, avec beaucoup de fraîcheur et de longueur. A la hauteur du mythe. Merci Vincent !

 

Schoffit - Rangen Grand Cru Clos St Theobald riesling VT 2015 : Couleur dorée, nez de fruits mûrs et de miel déjà évolué qui ne fait pas vraiment riesling. Bouche digeste, peu de sucres pour une VT (60gr environ), mais qui manque un peu d'acidité et de longueur pour un tel grand cru.

 

 

 

Soirée n°2

 

soirée clos 1

soiree clos 2

 

Clos Nicrosi - Corse Coteaux du cap corse sec 2018 : Couleur qui tire déjà sur l'ambrée, nez de fruits du verger très mûrs, le miel, la cire, floral. Bouche construite sur l'amertume, qui manque un peu de volume mais qui garde une bonne fraîcheur. Merci Fred !

 

Ponsot - Morey-St-Denis 1er cru Clos des Monts Luisants 2013 : semble un peu moins évolué et beurré que le 2014 bu la semaine précédente, plus en tension, même si on reste sur un vin gras/beurré/exotique. Du même niveau, avec peut-être un plus gros potentiel de garde.

 

Clos des Papes - Châteauneuf-du-Pape rouge 2013 : couleur assez claire et encore jeune pour un Châteauneuf 2013, nez classique très élégant de fruits rouges et noirs légèrement confiturés, de cacao... Bouche en dentelle, avec du volume, des tannins fins, l'alcool pourtant élevé ne se sent pas. Très belle bouteille sur ce "petit" millésime frais.

 

 

Merci à tous les participants. On se retrouve en février pour la soirée Grèce !

 

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